La semaine dernière, alors que je nageais jusque chez moi dans un océan de déception après avoir 110 longues minutes d’Ocean’s 8, j’ai été pris d’une envie soudaine – mais légitime, du coup – de voir un beau film. J’entends, quelque-chose de nouveau, qui me surprendrait, et qui me rendrait heureux que le cinéma existe sur Terre. J’aurais pu être encore plus gourmand, puisque mon voeu n’a pas tardé à être exaucé : dès lundi soir, nous mettons enfin la main sur La nuit a dévoré le monde, de Dominique Rocher. J’avais déjà été séduit par l’affiche et la bande-annonce, il ne me restais plus qu’à le dénicher. Aaah, j’aimerais dire mille choses sur ce film ; mais loin de moi l’envie de gâcher la découverte de cette petite merveille – et de toute manière, je ne parlerai qu’en présence de mon avocat.

J’entame donc ce mardi plein d’entrain et de bonne volonté. Première résolution de la journée : réécrire ma prochaine chronique. Le texte n’est pas bon, le propos est mal structuré, et je ne suis pas satisfait du rendu final. Ni une, ni trois, je me mets en quête d’une réorganisation de l’épisode. Quand vient l’heure de la pause, je cherche quelque chose de simple, rapide et efficace à me mettre sous la dent. Je tombe par hasard sur un jeu qui remplit très bien ces trois fonctions : Lux Delux. Très proche de Risk, une partie est bouclée en quelques minutes, et je peux rapidement me remettre au travail.

Avec tout ça, il est déjà midi et l’appel du risotto aux champignons est trop fort (les vrais savent). En guise de dessert, T. et moi nous attaquons à Overcooked 2, après avoir littéralement explosé le premier opus. Un plaisir de courte durée, puisque nous devons rapidement mettre fin à notre collaboration (une sombre histoire de champignon mal coupé). Heureusement, ce ne sera que temporaire, et il ne nous faudra que trois jours pour le terminer.

Mercredi est probablement la journée la plus productive de ma semaine. J’ai beaucoup de travail à avancer, et pour ne pas céder à l’appel la procrastination – je quitte mon bureau au rythme des Radio Recordings 1947 de Django Reinhardt, pour m’installer au Coffee Makers, dans le centre de Lille. Café servi, arbre planté, casque sur les oreilles, je suis paré pour écrire, et peaufiner le texte d’une prochaine chronique (je prends de l’avance, plus rien n’a de sens). Pour m’accompagner dans cette mission, je me laisse bercer par Ólafur Arnalds, Max Richter et, pour finir, Sufjan Stevens. Classique.

Jeudi, rien de bien intéressant à signaler : je dois exporter des vidéos pour un client ; toute l’énergie de mon ordinateur est requise pour cette lourde tâche. Du coup… chômage technique. En fin de journée, T. et moi nous lançons dans une nouvelle aventure coopérative : Unravel 2.

Vendredi, retour au Coffee Makers pour une nouvelle session montage. Je n’ai pas vraiment d’inspiration pour accompagner mon trajet en musique. Il est 8h30 et j’ai besoin quelque-chose de rythmé : je demande donc conseil à T. qui, dans un éclair de fulgurance, me recommande La Caution. Meilleure épouse.

Pour terminer, le weekend fera la part belle au cinéma, avec (dans l’ordre) deux bons films et un « pas mal » : BlacKkKlansman, Carol et Summer Of 84.

Passez une bonne semaine !

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